lundi 5 octobre 2015

Vendredi 2 Octobre nous avons donné rendez-vous, via facebook, à nos amis parisiens, pour que nous puissions nous rassembler devant l'Ambassade de la Fédération de RUSSIE à l'occasion du passage éclair de Vladimir POUTINE dans la capitale.
Nos amis syriens se sont joints à nous dans une ferveur commune.
Ce fut un moment très sympathique.
Voici le message envoyé par le Président du Collectif France Russie, André CHANCLU à cette occasion.



"Nous baignons en plein paradoxe, Chers Amis, du matin jusqu'au soir, nos esprits sont malaxés afin de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, le plus grave c'est qu'ils y arrivent pour une majorité d'entre nous.
On vient vous assurer que l'Ukraine a été envahie par les troupes russes, alors que nous sommes bien placés pour témoigner que le Donbass n'a reçu de la part de la Russie que de l'aide sous forme humanitaire, c'est une certitude, c'est vérifiable.
Autre certitude bien vite oubliée par ces soldats de la désinformation : Plus d'un million de réfugiés a été accueilli dans différentes régions de Russie, un toit leur a été offert, un travail aussi, voilà la réalité.
Des soldats russes, personne n'en a vu parmi nos amis revenus de cette région martyrisée.
Des volontaires russes ? Oui et heureusement c'est tout à fait logique, car cette région d'Ukraine, c'est la terre de cousins ou de frères dont les familles ont été massacrées et qui se sont faits bombarder allègrement depuis plus d'un an, sans que personne ici, au Quai d'Orsay ou ailleurs ne vienne sans soucier. Ils ont reçu et reçoivent encore aujourd'hui une aide fraternelle simple et bénévole de ces centaines de volontaires de tous pays, de ces femmes et ces hommes qui n'acceptent pas la fatalité, voilà la réalité.
On vient aussi nous assurer que ce Porochenko, dirigeant fantoche d'un pays désormais à la dérive serait une personne respectable avec qui il faut négocier, quelqu'un dont la parole aurait une valeur, la réalité, là aussi est tout autre, ce milliardaire a été mis au pouvoir par les forces américaines sans aucune légitimité réelle puisqu'une grande partie du territoire ukrainien n'a pas voté lors de ce scrutin sans fondement démocratique, voilà la réalité.
La carrière politique de cet homme avant sa promotion fulgurante brillait par son manque de relief, on le qualifiait alors d'"homme des banques" ....
Il n'a cessé de mendier depuis qu'il a volé ce pouvoir, d'abord de l'argent puis des armes et tout récemment il réclamait l'arme nucléaire pour se défendre, imaginez un peu la terrible menace qui plane sur ce pays et sur l'Europe toute entière, mais ça aussi a été largement occulté par les besogneux chargés de nous désinformer ...
Il crie, il crie le Porochenko un peu comme un pourceau, mais pour se défendre de qui ?
La Russie n'a que faire de ce pays morcelé au bord du dépôt de bilan, se défendre d'eux-mêmes, ça oui ! C'est sans doute de là que viendra la dégringolade annoncée, les groupes paramilitaires bandéristes financés par le milliardaire israélo-ukrainien Kolomoïsky n'attendent qu'une étincelle pour lancer une tentative de renversement de pouvoir, ainsi un milliardaire remplacera un autre milliardaire et les forces occidentales ne feront qu'entériner cette situation faites de paradoxe, sans même se poser de cas de conscience et surtout de se poser la question de savoir où tout ceci peut aboutir ?
On tue là bas, on torture, on spolie toute une population de ses biens, de son outil de travail, de sa vie. Qui vient ici témoigner, aider, simplement pleurer ou bien prier pour ces innocents ?
La Russie n'a qu'un seul objectif : défendre les intérêts de ce peuple du Donbass, objectif louable qui dépasse largement la perception militante de ces bobos de France Télévision ou bien de l'AFP.
Nos journalistes si prompts à défendre la veuve et l'orphelin lorsqu'ils sont de préférence immigrés clandestins d'Irak ou de Syrie ont préféré fermer définitivement les yeux sur ce drame humanitaire en nous faisant croire de manière honteuse que la faute reposait sur les épaules de Vladimir POUTINE, un mensonge mille fois répété passe pour une vérité, c'est bien connu.
Nos espoirs reposent bien entendu sur la fin définitive de cette guerre civile, les Etats-Unis auront-ils atteint leurs objectifs et se retireront-ils ou bien établiront-ils de manière durable une ou plusieurs bases militaires dans le Nord-Ouest du pays ?
Vladimir POUTINE réussira-t-il à faire respecter les droits élémentaires de cette population opprimée ? Nous le souhaitons ardemment.
Autre sujet d'actualité sous le feu roulant du paradoxe de la doxa ambiante, la Syrie du président Bashar.
Depuis plus d'une année, une coalition occidentale enfume tout le monde en faisant croire qu'une lutte acharnée serait lancée contre les islamistes des différentes factions en Irak et en Syrie, quand on voit le résultat, il y a franchement de quoi se poser des questions et de quoi s'inquiéter, les armées de Daesh, de l'Etat Islamique et d'Al Qaida n'ont cessé d'avancer. Hollande avec ses effets de manche habituels et Fabius avec ses froncements de sourcils, est-ce bien suffisant pour éradiquer le mal ?
Nos dirigeants, une nouvelle fois, se sont montrés incapables de régler ce problème dont les répercussions peuvent être incalculables pour nos pays.
Ce mal, dont il sont l'origine, ne l'oublions jamais.
Les nombreux métastases émanant d'Al Qaida sont l'oeuvre non pas du Malin mais plus prosaïquement de la CIA et de ses laquais occidentaux, ont été dispersés pour mieux déstabiliser ces régions entières du Moyen et du Proche Orient afin de les maîtriser plus tard, faire main basse sur les différentes ressources énergétiques locales, installer des régimes fantoches aux ordres et surtout satisfaire aux demandes conjointes de leurs camarades sionistes et des pays du Golfe Persique.
Hélas pour leur plan, le souverain syrien ne s'est pas laissé faire, lorsque la CIA sous l'impulsion de l'Arabie Séoudite lui a proposé de se retirer contre une colossale somme d'argent, Bashar Al Hassad les a chassés comme les vendeurs du Temple, depuis cette date, le souverain figure en tête sur la black list de Washington.
La force de Bashar réside, nous le savons, dans ses appuis, la Russie, fidèle alliée depuis 1977 n'a pas cédé aux pressions de Tel Aviv, de Washington, de Berlin ou bien de Paris. Il y a aussi l'aide précieuse apportée par la république Islamique d'IRAN et le Hezbollah libanais.
Après le discours historique du président russe à la tribune de l'ONU à New York - en territoire hostile faut-il le rappeler ? Le conflit est entré dans une phase plus musclée, Vladimir POUTINE, répondant à la demande du président syrien à demandé à son Sénat, après le Conseil de Sécurité de l'ONU, l'autorisation d'engager les forces aériennes russes, celles-ci ont commencé à bombarder les positions terroristes dès le 30 septembre avec de réels succès.
La Russie prenait ainsi la tête de l'opération de correction, la Russie devenait subitement le leader du monde, ce monde multi-polaire que nous appelons de nos voeux.
Pendant ce temps qu'a-t'on observé du côté occidental ?
Les masques sont très vite tombés, dès le lendemain "la propaganda staffel" est entrée dans la course pour dénoncer des soi-disant bombardements de civils syriens, d'ailleurs leurs mensonges se sont développés avant que le premier avion russe ne décolle de Lataquié, le rouleau compresseur des mensonges de cette presse a continué son action afin de nous lobotomiser.
Une nouvelle fois, nous baignons dans le paradoxe imposé par les médias, une nouvelle fois, celui qui lutte efficacement contre l'Etat Islamique est présenté comme un tueur d'enfants
Quand allez vous cesser de nous prendre pour des imbéciles qui votent et se taisent ?
Pendant combien de temps allez-vous croire que nous allons indéfiniment avaler vos couleuvres.
Nous soutenons ceux qui nous protègent, ceux qui nous défendent et ceux qui n'imposent pas de manière autoritaire leur point de vue.
Nous respectons la souveraineté des états et non pas les organisateurs de coups d'état.
Voilà pourquoi nous sommes solidaires avec Vladimir POUTINE, pourquoi nous saluons son courage et sa pugnacité, il est populaire chez lui, demain son niveau de popularité sera aussi grand dans le monde entier, car on ne peut éternellement se laisser anesthésier.

VIVE VLADIMIR POUTINE
VIVE L'AMITIE FRANCE RUSSIE !!





vendredi 18 septembre 2015

Depuis quelques mois, nous entendons de nombreuses informations concordantes, il nous a semblé opportun de mettre en ligne une lettre que nous envoie un de nos amis helvètes qui, connaissant parfaitement les tenants et les aboutissants du dispositif exprime là son désarroi, nous la publions in extenso, en espérant que les autorités russes sauront en faire bon usage :

Lettre ouverte au Président de la Fédération de Russie


"Pourquoi votre Radio SPUTNIK est un échec total de votre Administration ?

Monsieur le Président de la Fédération de Russie,

Cher Vladimir Vladimirovitch,

Permettez-moi, au nom de tous les intellectuels occidentaux, désireux de connaître votre pays et grands amateurs des réformes que vous imposez à la Russie et au monde extérieur, de vous exprimer toute ma gratitude de nous avoir donné un nouveau souffle.
Il se trouve que nous autres, Occidentaux, reprenons de l’espoir en admirant comment vous réussissez à tenir la dragée haute aux Américains et autres faucons de l’OTAN. Votre discours munichois a sonné le glas de la pax americana et vous vous êtes montré intransigeant face aux agressions militaires, économiques et idéologiques de Washington, qui, depuis longtemps déjà, semble avoir perdu le cap. C’est à la même enseigne que je placerai, indubitablement, votre politique des contresanctions contribuant au développement de l’agroalimentaire national de la Russie (et je garde quelqu’espoir que la Suisse en serait épargnée). Nous admirons aussi le fin doigté propre à l’affaire « Mistral » qui, malheureusement, marque l’une des pages les plus noires, de loin, de la gouverne socialiste en France.
La raison qui m’a fait prendre la plume est cette guerre idéologique à laquelle vous vous dites engagé contre les manoeuvres perfides de Brzezinski et autres supporteurs de son « Grand Echiquier ». En docteur ès sciences sociales, j’ai décortiqué vos interviews où vous promettiez de répondre « de façon adéquate et équilibrée » aux incursions dans le domaine de l’idéologie nationale.  Et, ma foi, le renforcement de l’assistance que vous prêtez à l’Eglise Orthodoxe Russe et Sa Sainteté le Patriarche aussi bien que votre politique des réformes dans le domaine familial et scolaire prouvent l’efficacité et le bien-fondé de vos paroles.
Cependant, permettez-moi de le dire, Monsieur Le Président, votre politique dans le domaine de la présentation de votre pays à l’étranger est un flagrant exemple d’un cuisant échec que vous semblez subir à votre insu.
Il y a peu de temps, vous avez donné carte blanche à l’un des membres de votre Administration Présidentielle qui favorisa le projet de Margarita Simonian, rédactrice-en-chef de « Russia Today ». Ce projet vous a paru glorieux et plein d’allant parce que Mme Margarita bravait l’ennemi américain dans son antre, sur le sol national américain y créant la chaîne anglophone russe « Russia Today ». Je ne vous cacherai pas qu’à l’époque, beaucoup d’entre nous, membres du Club de l’Horloge, considéraient ce projet d’un très bon oeil. L’ennui est – et je le reconnais à mon corps défendant – que, par rapport à votre administration, les idéologues de Washington ont beaucoup plus de vécu dans ce domaine respectif. Les Américains sont de fins connaisseurs de ce que, à l’époque de Haushoffer et celle de Laurence d’Arabie, on surnomma « la guerre subversive  ou la méthode de noyautage». La méthode de cette guerre touche au domaine du renseignement idéologique. Elle fut peaufinée par le stratège chinois Sun Tzu bien avant notre époque historique.
Pour l’appliquer sur le terrain de « Russia Today », les Américains, guidés, très certainement, par M. Brzezinski, ont récupéré récemment votre manoeuvre de « Russia Today » lui redonnant un tout autre sens ou, comme on dit dans le milieu professionnel, en inversant le courant et vous faisant renvoyer l’ascenseur.
L’ennui est que la gent de Langley a vite fait de comprendre qu’il suffit d’utiliser Mme Simonian pour accéder à votre propre « sanctuaire » ou territoire souverain et inviolable comme on dit dans la dissuasion nucléaire. Et ils l’ont très bien réussi.
Après s’être fait nommer rédactrice-en-chef de « ROSSIYA SEGODNYA », premier consortium public médiatique de vote pays, Mme Simonian a réussi à s’émanciper de la férule de l’un des grands journalistes russes investis de votre confiance qu’est certainement Dimitri KISSILEV, directeur général de « ROSSIYA SEGODNYA ». Elle en a profité pour monter son projet qu’elle eût soutenu auprès de vos proches par l’entremise de son patron et ami au sein de votre administration.
Ce projet stipule qu’il faut combattre l’ennemi avec des pertes minimes et sur son propre sol. Vous l’eussiez avalisé parce qu’il vous serait proche par votre histoire nationale. Tel fut le slogan de Joseph STALINE, avant la Seconde Guerre Mondiale. Il se savait menacé par Adolf Hitler et il se préparait à une guerre-éclair sur le sol nazi au cas où la Russie se serait faite attaquer. On sait très bien que la politique de STALINE n’aboutit pas. La vôtre, bien malheureusement, non plus. La doctrine avalisée par vos proches voulait que des centres nationaux de « Voix de la Russie » soient créés à l’étranger. Que ces centres deviennent des têtes de pont de pénétration informatique de l’espace médiatique occidental. Le rôle dévolu au centre opérationnel se trouvant à Moscou serait minime se limitant au support administratif ou l’intendance logistique générale, si vous voulez.
Le plan a du talent et du feu sacré. Mais voici ce qu’il en fut en pratique. La rédactrice-en-chef de « ROSSIYA SEGODNYA » échappa à tout contrôle de la part de Dimitri KISSILEV, par trop occupé par le montage de ses émissions télévisées. Elle embaucha une équipe qui fit tout pour satisfaire aux demandes de leur vrai commanditaire, éventuellement la CIA.
C’est à ce moment-là, Monsieur Le Président, que votre plan eût été récupéré par des analystes brillantissimes de Langley qui, eux aussi, souvenons-nous-en, ne font que servir leur propre pays et le drapeau étoilé. Une fois aux commandes, les acolytes de Simonian se sont mis à limoger TOUTE l’équipe de la radio en langues étrangères de Moscou. Un organisme vieux de 85 ans de traditions se vit démantelé en un rien de temps. Plus d’un millier de personnes, à savoir toute l’équipe de journalistes de langues étrangères, se vit privée de ses responsabilités en l’espace d’un an et demi ! Du jamais vu pour les Occidentaux ! Cette période coïncide parfaitement avec le début des réformes de ce secteur lancé, hélas, sous votre égide et, à mon corps défendant, sous couvert de votre nom !
Les gens que Mme Simonian a mis en poste à la radio n’avait aucune maîtrise de ce secteur, aucune connaissance de la radio et, pour la plupart d’entre eux, une bien piètre connaissance des langues étrangères. Alexandra KOSTERINA, partie depuis peu pour travailler ailleurs, fut la première à organiser la curée. Placée à la tête de cette réforme sous le contrôle direct de sa proche amie Simonian, elle diminua immédiatement les effectifs des rédactions de langues étrangères, sans créer des pendants dans les succursales à l’étranger. C’est là où le bât blesse parce que cela prouve indiscutablement que les compétences ne firent pas transférées dans ces nouveaux centres opérationnels que vous vouliez créer sur le territoire de votre adversaire, mais tout bonnement perdues. Ce que l’on appelle en français « jeter l’enfant avec de l’eau du bain » ! Comme personne n’arrêta l’équipe opérationnelle ils continuèrent leur besogne.
Très vite ils ont dissout la chaîne de télévision par internet franco-russe ProRussia.tv qui fut une franche réussite de la Russie à l’étranger, bien connue en France, avec les « compteurs Google » affichant jusqu’à 1 Million de visites hebdomadaires, pour visualiser le Journal télévisé de cette chaîne. Son ancien directeur général Gilles Arnaud nous a avoué ne pas vraiment comprendre pourquoi un tel sort frappa le fleuron de broadcasting russe en UE. Aucune raison valable de cette dissolution ne fut avancée. L’équipe franco-russe qui anima les travaux de ProRussia fut définitivement dissoute il y a un an.
Ensuite, l’hallali final  fut lancé : disparition, comme je vous disais, de TOUS les journalistes émettant en langues étrangères de toutes les rédactions nationales, à commencer par la rédaction japonaise et chinoise (leur nouveau chef ne maîtrise aucune langue de secteur et ne connaît rien à l’Asie), jusqu’à la rédaction arabe confiée maintenant à une ancienne secrétaire de moins de 30 ans, sans connaissance sérieuse de la langue ni du terrain.
Croyez-moi, Monsieur Le Président, notre consternation fut totale. Mais le ballet continua de plus belle : tous les rédacteurs-en-chef des services nationaux et leurs adjoints remerciés ; journalistes sérieux et compétents de plus de 30 ans interdits d’antenne ; arrivée des gens sans diplômes, sans culture et connaissances linguistiques et très jeunes par-dessus le marché.
C’est ainsi que ces nouveaux gestionnaires ont fait disparaître tout le système de diffusion sur les pays de la CEI. Vous aviez un service approprié pour ces émissions-radio en langues étrangères. Et bien, ce service n’existe plus. Le hasard (ou peut-être pas) voulut que cette disparition tombe le mois où le Sénat américain a promis une prime de plusieurs centaines de milliers de dollars à celui qui ferait taire « La Voix de la Russie » en CEI. Force m’est de constater que les gens travaillant pour votre radio présidentielle l’ont fait. Je suis presque sûr qu’ils furent chaleureusement acclamés dans l’Outre-Atlantique et qu’ils touchèrent cette prime promise.
En même temps, on fanfaronnait sur l’ouverture des succursales à l’étranger. Sergey KOTCHETKOV, adjoint de Mme SIMONIAN, nous tint un beau discours à Berlin (j’y étais présent)  en promettant qu’il allait étonner tout le monde avec la succursale de Berlin qui compterait plus de 50 personnes et serait l’un des nouveaux centres de « Voix de la Russie » à l’étranger. La date butoir a été donnée par l’intéressé lui-même : octobre 2014. Je suis au regret de dire que non seulement aucun centre ne fut créé mais que, en plus, le service allemand à Moscou est déjà sur le point de disparaître en gardant juste sa composante internet à titre de journal d’actualités.
Le centre existant à Berlin est pour le moins... minable. Nous vous savons germanisant. Appréciez alors notre surprise à nous quand, le jour de la réunification de la Crimée, nous découvrîmes, ébahis, votre radio « Voix de la Russie » représentée à la télévision allemande par un petit jeune Ukrainien avec un allemand hésitant qui occupa  auparavant un poste technique subalterne la rédaction russe de Radio Berlin Brandenburg ! Les collègues allemands se sont mis à lui poser des questions en allemand littéraire. Le pauvre représentant de Stimme Russlands (mais Ukrainien de passeport) n’a même pas compris ce qu’on lui disait. Les Allemands en ont ri à gorge déployée. C’était aux heures de grande émission sur le sujet le plus brûlant d’actualité !
Les gens qui ont organisé le coup sont certainement des hommes de paille. Ils sont, comme on dit dans le milieu professionnel, « jetables ». C’est dire qu’on ne les utilise qu’une seule fois. Il se peut qu’ils ne savent même pas qui est le commanditaire final. Petits jeunes, pour la plupart d’entre eux (nous avons pris le soin d’analyser leurs biographies), ils cherchent à prendre du gallon, monter en grade. Ils ont peu de temps et convoitent les biens de la capitale. Le jour où ils disparaîtront, leurs propres chefs resteront toujours « intouchables ». Il va de soi que c’est à vous qu’il incombe de savoir comment et pourquoi vous faites telle ou telle manoeuvre, mais cette fois-ci votre opération idéologique a fait long feu.
En dernier lieu, je peux partager avec vous que les ondes courtes que l’ancienne « Voix de la Russie » (elle s’appelle maintenant S-PUT-NIK ce qui sonne de façon indécente en langue de Voltaire) privilégiait pour ses émissions, ont été elles aussi cédées par votre nouvelle équipe à... VOICE OF AMERICA !!! Amusant, non ? En Suisse, on nous enleva même les émissions de votre radio en version digitale que nous avions à Zurich.
Pour les émissions elles-mêmes, elles sont non seulement minables (pas de culture, pas de religion, pas de Russie, que le Journal d’Actualités zone B), mais aussi en très mauvaise langue quel que soit le pays. Il n’y a pas de quoi s’étonner, car, en fait, tout contrôle vous échappe. Vous vous êtes laissé berner par ceux qui ont maintenant honte d’avouer votre échec. C’est dire que Radio SPUTNIK dessert l’image de la Russie qu’elle défigure en plus à souhait.
Sa politique rédactionnelle est complètement assujettie au politiquement correct de Washington. Ce fut d’ailleurs le commentaire de l’un des premiers journalistes de langue française Thierry Meyssan.
Cependant, nous, intellectuels occidentaux, espérons bien revoir un jour une « VOIX DE LA RUSSIE » renaître de ses cendres : avec des émissions sur la Russie, avec commentaires des gens habilités et maîtrisant bien la langue, avec la religion et la culture dont nous sommes tant assoiffés chez nous, dans ce monde dit libéral.
Ne cédez pas, Monsieur Le Président ! Mettez au pas tous ceux qui se moquent de vous à vos dépens ! Vous qui avez fait revivre la nation russe et redoré le blason national, on vous en sait être bien capable ! On vous souhaite beaucoup de courage dans vos réformes et beaucoup de prospérité à votre pays ! »

Christopher POINTER

Genève 

jeudi 6 août 2015

Communiqué du Collectif France Russie 


l'Elysée vient de confirmer l'accord de paiement de plus d'un milliard pour la rupture abusive du contrat de fabrication des trois Bâtiments de Projection et de Commandement de classe MISTRAL (contrat signé en Juin 2011 entre la France et la Russie), deux de ces navires de guerre étant entièrement terminés, il sera impossible de les revendre à qui que ce soit, déclaration de Le Drian - Ministre de la Défense. Cette rupture amène à quatre réflexions :
1) Désormais et de manière officielle la signature souveraine du pays est ainsi bafouée, sans qu'aucun des grands corps de l'état (principalement le Conseil Constitutionnel) n'ait pu se prononcer avant la décision de l'intérimaire qui occupe l'Elysée, cette décision sera préjudiciable pour l'avenir de ce type de contrats (dans les deux sens, il va sans dire).
2) L'Etat foule aux pieds le travail des chantiers navals de St Nazaire, les travailleurs et leurs familles apprécieront.
3) L'Etat républicain casse de manière violente et unilatérale les liens puissants économiques qui unissaient nos deux pays,
4) Enfin et surtout, le prétexte employé pour rompre cette vente ne tient pas, il n'y a aucune troupe militaire russe dans le Donbass, il y a, certes, des volontaires ce qui est logique mais aucun engagement formel de la Russie dans ce conflit et cette zone, qui, depuis plus d'un an a vu la mort de plus de 7000 personnes majoritairement des civils bombardés par cette junte de Kiev financée et armée par l'occident, où est la faute de la Russie dans cette guerre créée par les Etats-Unis ?
Il serait plus normal de sanctionner Washington au sujet de ce génocide d'une population qui a le tort d'être russophone.
La Russie ne demandera pas de dommages et intérêts ce qui vient, une nouvelle fois apporter de l'eau au moulin de sa très grande mansuétude à notre égard. Vladimir POUTINE sait que les français vont payer mais qu'ils ne sont pas responsables directement des errements de ce régime.


lundi 6 juillet 2015

Un peuple souverain s'exprime, les occidentaux s'émeuvent.


Je ne céderai pas comme certains de nos amis, à réduire Alexis Tsipras seulement au vocable de "gauchiste immigrationniste", il l'est sans aucun doute, mais il sert avant toute chose notre cause commune, il vient de mettre un coin majeur dans le tronc de l'arbre que nous souhaitons abattre, nous ne pouvons nous joindre aux pleurnicheries de ceux qui sont à l'origine de nos maux, de ceux qui crachent aujourd'hui leur bile sur ce peuple souverain qui a osé s'exprimer, de ceux qui demain viendront nous dire qu'ils ne savaient pas et que ce n'est pas de leur faute.
Il est parfaitement éloquent de se remettre en tête cette campagne qui a fusé de toutes parts dans toute l'Europe pour que le "oui" sorte vainqueur, un battage médiatique comme ils savent si bien nous en rebattre les oreilles, qui rend désormais leurs petites combines obsolètes, le peuple a parlé, il n'a pas cédé à la peur (c'est d'ailleurs drôle de voir tous ces donneurs de leçons développer cet instinct de panique quand au même moment c'est le principal reproche qu'ils font au FN et à ses thèses, faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais, comme une antienne), c'est la seule analyse qu'il faut tirer, le pouvoir du fric en a pris un sérieux coup dans l'aile.
Quid de l'Union Européenne ?
Elle va s'en trouver fortement affaiblie c'est certain, les Bourses vont dévisser là aussi, c'est une réalité froide, certains vont d'ailleurs en profiter pour se faire une petite fortune très rapidement et toujours de manière nauséabonde.
Si la dégringolade de l'UE s'amorce elle se fera sous l'impact de l'Allemagne qui, depuis bien longtemps a un Plan B dans ses cartons (La mise en place d'une Europe du Nord / Allemagne-Pays-Bas-Suède-Norvège-Danemark et Finlande et peut-être Pays Balte, celle des pays riches serait une excellente alternative et une réelle opportunité pour ces quelques pays - dont nous ne faisons pas partie bien évidemment, nos résultats sont là pour nous plomber dans une tel contexte - de se défausser de l'UE en faisant porter la responsabilité sur Tsipras).
Il nous restera ensuite à tirer les conséquences de cette gigantesque foire d'empoigne, nous nous retrouverons peut-être à la tête des pays pauvres d'Europe, au royaume des aveugles les borgnes seront rois
Dès que les scores du "Non" sont tombés hier soir, j'ai immédiatement pensé à Vladimir Poutine et à son peuple durement frappé par ces sanctions iniques qui ont lourdement affaibli son économie, il va sans aucun doute se positionner désormais en arbitre dans cette nouvelle partie qui s'annonce, Tsipras l'a longuement rencontré à Saint Pétersbourg et ils n'ont surement pas évoqué l'avenir des Femens. 
Va-t-il régler ses comptes avec l'UE ? 
Il a le pouvoir de la faire exploser très rapidement en proposant à l'Allemagne de promouvoir cette Europe du Nord (n'oublions pas que les principaux échanges économiques avec la Russie se font dans cette zone), il est plus séduisant de se rapprocher de pays riches pour faire commerce plutôt que de traîner toute une série de nations-laquais des Etats-Unis qui ne représentent que peu d'intérêt pour l'avenir, la Grèce n'est qu'un levier et n'a de valeur aux yeux du maître du Kremlin que par son accord dans le cadre de la finition du gazoduc Southstream.


Une nouvelle fois, on s'aperçoit bien qui peut générer de nouvelles perspectives pour demain, qui peut tout faire basculer, une nouvelle fois, il est clair que nous n'avons strictement rien à voir avec les Etats-Unis et leur chapelet d'alliés bellicistes qui n'ont fait que nous affaiblir.
Avec un tel pouvoir Hollandouillesque, nous n'avons aucun espoir de survie, sinon que de se retrouver une nouvelle fois asservis et pauvres, en guise de conclusion il est toujours bon de rappeler quand même que ceux qui ont accéléré la chute de la Grèce sont les socialistes du PASOK, certains feignent encore de l'oublier, nous avons chez nous leurs fidèles représentants, ils portent tous les stigmates de leurs exemples grecs, notre avenir est donc tout tracé ......

André CHANCLU

lundi 4 mai 2015

Commémoration du massacre d’ODESSA

Discours d'André CHANCLU
Président du Collectif France Russie
Secrétaire Général de NOVOPOLE




Avec notre nouvelle amie, la pianiste Valentina Lisitsa

Chers Amis, nous vivons des moments difficiles où la provocation subie est désormais une sorte d’habitude pour tous ceux qui, avec nous, se sont engagés pour défendre ici les forces vives de NOVORUSSIE.
La semaine dernière, Poroshenko est venu parader à l’Elysée, il venait sans doute quémander un peu d’argent, la France en a en trop en ce moment !
Pendant ce temps, je n’ai entendu aucun cri dans nos rues, aucune manifestation réclamant le départ de cet assassin, à part peut-être oui, un de nos jeunes militants, Bruno qui est venu devant l’Ambassade d’Ukraine pour manifester sa colère face à tant de mensonges et de haine.
Ceux qui ont visionné l’arrestation de Bruno ont pu comparer les méthodes employées par les forces de cette Police républicaine par rapport à l’extrême douceur constatée lorsque ce sont les Femens qui, elles troublent régulièrement l’ordre public et multiplient les atteintes à la pudeur sans aucune conséquence.
Je me pose toujours des questions à ce sujet, pourquoi un militant qui dénonce un massacre génocidaire a-t-il le droit à un régime menotté violent alors que les autres, les seins nus se pavanent, libres, le poing levé, revendiquant toujours ces mêmes idées en phase totale avec notre pouvoir socialiste, celles-ci ne supportent aucune conséquence judiciaire de leurs actes délictueux, il est vrai que ces demies mondaines ont des amis dans les sphères du pouvoir, elles ont des protecteurs, c’est bien comme ça qu’on dit dans le « Milieu » ?
Ces harpies sont l’exact porte-voix des gens qui nous dirigent, sachez le. Elles ont encore de beaux jours devant elles, au moins jusqu’à 2017.
Notre pays sombre peu à peu dans la torpeur, car ce massacre d’Odessa n’a laissé aucune trace dans la mémoire collective du peuple de France, les médias s’en sont chargés.
Nos concitoyens préfèrent nettement mieux se préoccuper des dernières nouvelles de la Royale Family ou bien des dernières frasques de Nabilla, sans doute ?



L’Union Européenne c’est un fait établi, est moribonde, elle surnage dans une crise économique systémique et, malgré cela, elle se paye un dernier luxe, un peu comme ces vieux séducteurs sans argent qui se mettent à entretenir, tant bien que mal, une danseuse pour se donner l’illusion qu’ils existent encore.
L’Ukraine est notre danseuse, ce pays démantelé par les forces occidentales a un besoin permanent de subsides pour survivre, la guerre lui coûte des sommes colossales, les hommes ukrainiens ne sont plus au travail, un gros pourcentage d’entre eux est mort au combat contre leurs cousins et frères de l’est, mais le marchand de chocolat est têtu, il ne veut pas abdiquer, alors, l’Union Européenne est là pour casquer, avec nos impôts, c’est tellement plus simple ainsi, au moment où on fait la fine bouche lorsque le régime grec de Tsipras vient nous demander des reports légitimes de créances.
Le côté paradoxal de toute cette affaire n’a pas effleuré les méninges de nos dirigeants, trop occupés à faire bonne figure face au maître yankee, il faut que le maître soit satisfait et rassuré à propos de notre allégeance totale et permanente.
Je crois que sa satisfaction doit être bien au-delà de ses espérances les plus folles, que pouvons-nous faire de mieux ?
L’Oncle Sam Obama nous demande de faire croire à la mise en place d’un gigantesque plan de la lutte contre l’islamisme radical devant les caméras de nos médias aux ordres chez nous tout en entretenant chez les autres les foyers de combat de Daesh et notamment en ne bombardant pas leurs sources de profit, c’est chose faite.


L’Oncle Sam Obama nous demande de commémorer la fin de la Seconde Guerre Mondiale et son cortège d’horreurs en dénonçant avec force le racisme et l’antisémitisme chez nous tout en entretenant les pires des crapules bandéristes en Ukraine, chose faite également.
Toujours avec le même aplomb, ils nous font avaler des couleuvres, ils nous font gober tout et son contraire de manière permanente, la majorité de nos concitoyens continue d’ouvrir la bouche en fermant les yeux.
Ce spectacle affligeant, nous en sommes les spectateurs et les victimes, chaque jour.
Qui arrêtera cette course folle vers les abîmes ?
Nos espoirs se sont fondés depuis le début sur la sagesse de Vladimir Poutine, lui seul peut apporter une réponse ferme et adaptée à ce gigantesque chaos en préparation.
Aujourd’hui nous sommes là pour que nos pensées et nos prières aillent à ce valeureux peuple qui se bat et qui gagne face à cette hydre immonde
Les suppliciés d’Odessa seront toujours dans nos cœurs et nos mémoires.
Je terminerai, une fois n’est pas coutume, en citant le texte d’un journaliste français de l’hebdomadaire Mariane, il s’agit de Jack Dion, voilà ce qu’il écrivait le 6 Mai 2014, quatre jours seulement après le massacre :
« Imaginons que ce qui s’est passé à Odessa le 2 Mai, ait eu lieu à Maïdan, à Kiev. Imaginons que des révoltés ukrainiens cernés par les partisans de l’ancien régime se soient réfugiés dans la maison de syndicats et que cette dernière ait été incendiée par des forces hostiles, sous les yeux d’une police impassible. Imaginons que l’on y ait retrouvé une quarantaine de cadavres calcinés.
Que ce serait-il passé ? L’émotion aurait été à son comble dans les capitales occidentales. Les gouvernements auraient crié au meurtre de masse commis par des sbires de Ianoukovitch. Ils y auraient vu la preuve manifeste de mœurs barbares dans une ville si près de l’Union Européenne, à quelques heures de vols de Paris. Des intellectuels de renom auraient aussitôt pris l’avion pour Kiev afin de crier leur solidarité, BHL aurait déjà choisi sa chemise blanche spécial média. Des pétitions circuleraient. L’Europe condamnerait. Laurent Fabius invoquerait les valeurs universelles bafouées.
Et là ? Rien, ou presque. Pas de protestations, pas de dénonciations, pas d’admonestations, si ce n’est à l’égard de ….. Moscou – à croire que ce sont des espions russes déguisés en ukrainiens pro-occidentaux qui ont fait brûler ceux qui ne jurent que par la Russie éternelle.
Certains, qui ne reculent devant rien, ne sont pas loin de le suggérer.
Au nom de l’UE, Catherine Ashton a juste demandé une commission d’enquête pour savoir ce qui s’est passé ce jour maudit, comme si chacun l’ignorait. On connaît l’engrenage qui a conduit au face à face entre les séparatistes et les manifestants pro Kiev. On sait que parmi ces derniers il y avait des activistes d’extrême droite de parti Praviy Sektor. Ce sont eux qui ont incendié la maison des syndicats avant de regarder griller ceux qui y étaient pris au piège.
Des témoignages en font foi, des photos circulent, aucun doute n’est possible. Mais la presse met l’éteignoir, à l’instar du « Monde », journal pour lequel quoi qu’il se passe, la conclusion est toujours la même : « la responsabilité russe est écrasante ».
Pourquoi la télévision française n’a-t-elle pas mené le travail d’investigation de la chaîne de télévision allemande ARD, selon laquelle le nombre de morts de Maïdan avaient été abattus par des balles en provenance de leur propre camp ?
……………………..
En France, les méfias présentent cette situation d’une manière aussi caricaturale que pendant l’éclatement de l’ex Yougoslavie. De même qu’à l’époque, il y avait les bons bosniaques et les méchants serbes, cette fois, il y a les bons ukrainiens (pro-européens même quand ils sont ultra nationalistes) et les méchants ukrainiens (pro-russes aussi détestables que le furent les soviétiques).
C’est le grand retour du manichéisme et du raisonnement binaire. La réalité n’est jamais analysée dans ses contradictions.
A la radio comme à la télévision, l’histoire se résume à un raisonnement simple : l’ennemi public n°1, c’est Poutine.
Moralité : Ceux qui se moquent de l’embrigadement médiatique de Moscou feraient mieux de balayer devant leur porte. »

Voilà, mis à part quelques détails que nous avons appris depuis tout est dit.

En conclusion, je pense à cette ville d’Odessa dont les liens avec notre pays sont extrêmement puissants, puisqu’un des fondateurs de la ville fut un français de renom – Armand du Plessis, c’est Pouchkine qui écrivait que lorsqu’on était à Odessa on se sentait en Europe.

Cette ville a connu un des pires drames de notre siècle, les meurtriers et les commanditaires de ce meurtre de masse devront payer, ils ne connaîtront ni le pardon, ni la paix, unissons-nous à tous ceux qui ont ce but afin que justice soit faite.




mardi 28 avril 2015

Président POUTINE, déjà quinze ans !!


Faut-il rêver ?


Les lignes ont évolué, la Russie n'est plus communiste depuis bientôt vingt cinq ans, et pourtant, pourtant, elle anime toujours les fantasmes les plus fous des stratèges de Washington, notre position géostratégique de tampon entre les deux mastodontes nous confère une situation très particulière, nous devons impérativement nous positionner pour ou contre un de ces deux protagonistes, là est notre destin de peuples en déclin dont les dirigeants n'ont cessé depuis la Seconde Guerre européenne "moderne" de nous arracher à nos racines, à notre histoire et à notre culture. 
Depuis Yalta, notre sort est scellé à celui des yankees (ceux-là même qui n'ont ni véritables racines, une toute petite période d'histoire peu glorieuse et une culture en patchwork), qui, dans cette affaire, ont magnifiquement bien oeuvré, malgré les tergiversations sans réelles conséquences d'un DE GAULLE (je sais qu'il y en a encore parmi nous, toujours prêts à enfourcher le vieux concept gaullien pour essayer d'infléchir cette triste réalité, faut-il en permanence nous référer à ce qui a failli ? Ne pouvons nous imaginer une autre idéologie dénuée de cette espèce d'engluement lié à une trop forte personnalisation d'un personnage tant controversé de son vivant ? Ne pouvons-nous une bonne fois pour toute envisager tous ensemble, un véritable socle idéologique qui soit identitaire et indépendant de toutes mouvances droitière ou gauchiste, novateur et collant à notre réalité ?)
Les constat aujourd'hui est clair, nous sommes entre les mains de ces psychopathes qui, non seulement sont capables de mettre en place les pires des scénarios mais, en plus qui sont à même d'utiliser toutes les armes qui leur permettront d'arriver à leurs fins, c'est un fait. 
Regardons en détail les méthodes employées ces derniers temps, analysons les ficelles utilisées par ces dangereux terroristes, ils ne reculent devant rien, que ce soit l'usage immodéré des islamistes radicaux ou bien depuis un an celui des bandéristes-supporters d'équipes de foot issus des plus déjantés, tout leur est bon pour mettre à feu et à sang ces zones déterminées comme devant être déstabilisées dans un souci constant de nuire au concurrent russe. 
Ils soufflent de manière concomitante le froid et le chaud (cette méthode nouvelle leur a été présentée par les sionistes, passés maîtres dans cette technique simple), aveuglant ainsi un peuple sous "Tranxen", un peuple qui ne voit même plus la grosseur des méthodes employées, tantôt on est "Charlie" ici et puis subitement on va prêter main forte à Daesh pour affaiblir le dirigeant syrien renforçant ainsi la prédominance de cette mouvance de malades mentaux, ou bien un autre jour on va larmoyer à Natzwiller- Struthof d'un côté et puis on livrera dans un même temps armements sophistiqués et conseillers militaires aux troupes de cette junte de Kiev qui désormais ne cache même plus ses penchants, Comment croire ces gens qui n'ont jamais condamné la terreur et les massacres à répétition perpétrés dans cette région du Donbass ?
Allons-nous encore longtemps vivre dans ce pseudo confort douillet qui consiste à absorber une bouillie intellectuelle pré digérée par des bandes médiatiques au service de cette clique et dont la complicité fait désormais partie du paysage ? 
Il semblerait qu'une infime minorité d'entre nous commence à ouvrir les yeux et à déplier ses membres engourdis, nous ne sommes pas encore au stade de la révolte populaire, mais ça avance.
Nous compterons nos amis samedi à l'occasion de la manifestation que nous organisons à Paris pour commémorer ce massacre d'Odessa, nous pourrons ainsi mesurer le niveau de prise de conscience de nos concitoyens dans la capitale, ceci étant rappelé, je ne rêve pas.

André CHANCLU
Président du Collectif France Russie
Secrétaire Général de NOVOPOLE
Co Fondateur du Comité France Donbass

lundi 27 avril 2015

Commémoration du massacre d'ODESSA


Ne pas oublier, ne pas pardonner ! ODESSA 2 Mai
A l'occasion de la commémoration du massacre perpétré à Odessa
le 2 Mai 2014, nous organisons une manifestation de mémoire.
Lieu de départ et de recueillement Rue d'Odessa (angle Bd Edgar Quinet/ Rue du Montparnasse)
Ensuite défilé jusqu'à l'Ambassade d'Ukraine (fin de la manifestation).
Date : Samedi 2 Mai 2015
Heure : regroupement à 16h.00
Départ du cortège : 17h.00
Arrivée du cortège devant l'Ambassade : 18h.00
Dispersion : 19h.00
Associations organisant cette manifestation :
* Collectif France Russie,
* Novopole,
* Comité France Donbass

Le président américain a enfin reconnu ouvertement le rôle de premier plan joué par Washington dans le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Barack Obama a également laissé entendre qu'il n'irait pas jusqu'à un conflit armé direct avec la Russie.
 
Barack Obama a dévoilé son jeu. Visiblement, il n'a plus rien à perdre. Dans une interview accordée à CNN, il a reconnu que les USA avaient réussi à "faire transférer le pouvoir" en Ukraine. En d'autres termes, le dirigeant américain a constaté que le coup d'État survenu dans ce pays en février 2014, qui a entraîné des conséquences gravissimes et de nombreuses victimes, s'est déroulé avec une implication directe des USA sur le plan logistique et technique. Il a ainsi désavoué toutes les déclarations antérieures des politiciens et des diplomates américains, qui affirmaient jusqu'alors que l'Euromaïdan était un phénomène ukrainien purement intérieur basé sur la protestation noble du grand public contre le régime corrompu de Viktor Ianoukovitch.
Il y a seulement un an, la sous-secrétaire du département d'État américain Victoria Nuland déclarait que les USA avaient investi 5 milliards de dollars dans le développement de la démocratie en Ukraine, impliquant naturellement le respect des droits de l'homme et le changement de pouvoir par le biais d'élections légitimes. La "révolution" de Kiev et l'opération punitive dans le Donbass ont montré que l'Ukraine avait bien assimilé ces "leçons".
Cette révélation de Barack Obama confirme une nouvelle fois que les propos du gouvernement actuel de Kiev sur une "grande Ukraine unie et souveraine" ne sont que des paroles. Comment l'Ukraine peut-elle être indépendante si son gouvernement a été placé au pouvoir depuis l'extérieur? Cela revient à vendre son âme au diable, qui exige toujours de payer la "facture". Par conséquent, en dépit des braves slogans actuels, l'Ukraine a, au contraire, perdu sa souveraineté grâce aux efforts des leaders de l'Euromaïdan. Pourvu que ce ne soit pas pour de bon.



En évoquant la réunification de la Crimée avec la Russie, le président américain a insinué que les protestations à Kiev étaient une surprise pour Moscou. Et que l'"annexion", comme disent les Occidentaux, était une réaction à ces événements. Toutefois, Obama a oublié de mentionner le référendum des Criméens et les escadrons de la mort préparés par les néonazis ukrainiens censés partir en mission punitive dans la péninsule. Si la Crimée n'était pas revenue au sein de sa patrie historique, elle baignerait aujourd'hui dans le sang, comme c'est actuellement le cas dans le Donbass. Sans parler de l'éventuelle installation en Crimée, à la frontière russe, d'une nouvelle base de l'Otan. Toutefois, Barack Obama voit le monde autrement. Il accorde toujours le rôle dominant à l'Amérique, et les révolutions de couleur demeurent un mécanisme clé de cette domination.
Dans son interview à CNN, Barack Obama tente de rassurer la communauté internationale, alarmée, en disant qu'un conflit armé entre les USA et la Russie ne serait pas une sage décision. "Je ne pense pas qu'un réel conflit armé entre les États-Unis et la Russie soit souhaitable pour les USA et le monde", affirme-t-il. La formulation est, certes, arrondie, mais pas belliqueuse après tout. Et l'Ukraine ne devrait pas compter sur un soutien militaire ouvert et officiel de Washington, même si elle l'espère fortement. Le dirigeant américain a déclaré que les USA avaient des "restrictions en termes d'ingérence militaire", "compte tenu de l'ampleur de l'armée russe" et du fait que "l'Ukraine ne fait pas partie de l'Otan".
Par conséquent, les patrons américains de Kiev continueront d'agir en cachette en fournissant secrètement aux punisseurs du Donbass des instructeurs, des armes et des munitions. Ce ne sera pas une première. Toutefois, compte tenu de la franchise d'Obama, les négociations sur les fournitures officielles d'armements lourds de l'Otan à l'Ukraine semblent plus logiques. D'après le New York Times, d'anciens hauts dirigeants américains ont préparé un rapport appelant la Maison blanche à livrer à l'Ukraine des armements létaux pour 3 milliards de dollars. Le rapport indique également le but de ces livraisons létales: l'Occident doit retenir la Russie en Ukraine. Toutefois, cela n'a rien d'un scoop — tôt ou tard Washington l'aurait fait. D'autant qu'Obama a déjà donné le ton en déclarant: "Pourquoi se gêner"…

jeudi 19 mars 2015

Il faut que la vérité soit en permanence préservée.
Une réunion du comité d’organisation des commémorations du 70eanniversaire de la Victoire durant la Seconde Guerre mondiale s’est tenue mardi 17 mars à Moscou. Au cours de cette réunion, le chef d’État Vladimir Poutine a dénoncé les tentatives « d’utiliser des spéculations historiques dans les jeux géopolitiques ». Ainsi, le président estime que la Russie doit« constamment défendre la vérité sur la guerre avec fermeté et insistance et de manière argumentée ».
« Aujourd’hui, nous sommes malheureusement confrontés non seulement à des tentatives de déformer, de fausser les événements de cette guerre, mais aussi à des mensonges cyniques et non dissimulés, une diffamation flagrante de toute une génération de personnes qui ont presque tout sacrifié pour cette Victoire et défendu la paix dans le monde », a déclaré le président. « Parfois, on entend de véritables absurdités » et « on se demande comment on peut en arriver là », a-t-il ajouté.
L’objectif de ces spéculations est de saper la force et l’autorité morale du pays, et de le priver de son statut de pays victorieux, estime Poutine.« Globalement, la Russie et notre société sont, malheureusement, encore soumises à des tests de maturité et d’unité, de fermeté de nos traditions historiques et des liens intergénérationnels », a déclaré le président.
Afin de corroborer les termes du Président russe, il suffit simplement de rappeler ces chiffres qui ne souffrent aucun commentaire particulier :
Pertes russes : Plus de 21 Millions (13 Millions 600 000 militaires et 7 Millions 400 000 civils).
Pertes des Etats-Unis : 293 000 militaires.


lundi 9 mars 2015




Meurtre de Boris Nemtsov : Une nouvelle fois leur soufflé retombe comme une grosse bouse médiatique, les enquêteurs russes ont été très efficaces (comme à leur habitude), la piste islamiste tchétchène a été privilégiée, quand on connaît les imbrications entre ces filières terroristes islamistes et les services secrets des pays occidentaux ont comprend vite la "Kolossale finesse" des Etats-Unis qui, par souci de déstabilisation constante mettent une nouvelle fois leurs gros pieds dans les affaires intérieures de la Fédération de Russie.
Une nouvelle fois dans l'imaginaire populaire et à la suite du nouveau lynchage médiatique dont a été victime Vladimir Poutine, il restera toujours quelque chose au fond de la mémoire des gogos qui ne font aucune différence entre la propagande vulgaire dont nous somme quotidiennement matraqués et la vérité historique.

lundi 16 février 2015





Samedi prochain nous nous retrouvons une nouvelle fois devant l'Ambassade d'Ukraine à Paris à 15h.00 pour dénoncer les crimes contre l'humanité qui se déroulent en Novorussie et demander que de l'aide humanitaire massive soit envoyée aux populations civiles de Donetsk et Lougansk.

В следующую субботу мы находим себя снова перед посольством Украины в Париже через 15 часа 00, чтобы осудить (отмените) преступления против человечества , которые имеют место в Novorussie и спрашивать такового массивной гуманитарной помощи послан гражданским поселениям Донецка и Luhansk.

El sábado próximo nos encontramos otra vez delante de la Embajada de Ucrania en París a 15h.00 para denunciar(revelar) los crímenes contra la humanidad que se celebran en Novorussie y pedir para que de la ayuda humanitaria maciza sea enviado a las poblaciones civiles de Donetsk y Lougansk.

Sabato prossimo ci ritroviamo una nuova volta davanti all'ambasciata dall'Ucraina a Parigi a 15h.00 per denunciare i crimini contro l'umanità che si svolgono in Novorussie e chiedere che l'aiuto umanitario massiccio sia mandato alle popolazioni civili di Donetsk e Lougansk.

Am nächsten Samstag befinden wir uns noch einmal vor der Botschaft der Ukraine in Paris in 15h.00, um die Verbrechen gegen die Menschheit anzuzeigen, die im Novorussie verlaufen und zu bitten, daß der massigen humanitären Hilfe den Bevölkerungen, Donetsk und Lougansk zivil, gesandt ist.

Nós nos achamos novamente em frente à embaixada de Ucrânia em Paris em 15 hora 00 sábado que vem denunciar (cancelamento) os crimes contra humanidade que acontece em Novorussie e perguntar isso da ajuda humanitária volumosa é enviado às populações de civil de Donetsk e Lougansk.

今度の土曜日に我々は再び(キャンセルしてください)非難するべき15時間の00でパリでウクライナの大使館の前(に・で)我々自身に Novorussie でそして大規模な人道的援助のそれが送られることを頼むために、ドネツクと Lougansk の民間の人口に起きる人類に対する犯罪を見つけます。

Next Saturday we find ourselves again in front of the Embassy of Ukraine in Paris in 15h.00 to denounce(cancel) the crimes against humanity which take place in Novorussie and to ask that of the massive humanitarian aid is sent to the civilian populations of Donetsk and Lougansk.

mardi 10 février 2015

Le Kremlin maintient le cap sur sa diplomatie forte, une et indivisible concernant la guerre entre la Novorussie et l'Ukraine, le camp des "colombes" est gagnant pour le moment. 
Oui, il s'agit bien d'une guerre et non pas d'une opération de maintien de l'ordre comme voudrait nous l'inculquer le régime de Kiev (tiens ça me rappelle quelque chose, l'Algérie .... ) Tous ces morts que l'ensemble des autorités internationales ne veulent classer dans la catégorie "morts pour une guerre" (avec toutes les conséquences en cas de défaite). 
Et pourtant, la population du Donbass n'a fait que demander d'être libre, libre de vivre, libre de parler sa langue maternelle, libre de choisir l'indépendance. Il semble désormais de manière éclatante que ce mot qu'ils ont dans la bouche, nos donneurs de leçon quotidienne, comme une sorte de bouillie informe et sans saveur ne soit qu'un argument destiné aux simples d'esprit, la Liberté ne se négocie pas elle se conquiert, l'ont-ils oublié ? Peut-être un jour nous saurons leur rappeler.
Pour ceux qui se prétendent les héritiers des révoltes populaires de naguère, là comme ailleurs, la force des armes aura le dernier mot, elle vient des tripes d'un peuple qui n'a plus rien à perdre sinon la vie, concept qui dépasse largement nos petits chroniqueurs gominés et apprêtés pour plaire à la masse des téléspectateurs. Ces humanistes de pacotille qu'ils soient politiques ou médiatiques qui ont fermé les yeux sur le massacre d'Odessa et de tant d'autres depuis que ce conflit enflamme la région, n'ont plus, à mes yeux, aucun crédit. Ils sont ces salauds inutiles que nos sociétés ont engendré de manière endémique et qui polluent notre système. Ils ont prouvé de manière éclatante qu'ils étaient inféodés, manipulateurs, méprisants, corrompus et surtout capables de toutes les vilenies pour faire respecter leur ordre mondial, celui du fric et des intérêts mercantiles d'une minorité d'entre nous. Un seul témoignage me vient à l'esprit aujourd'hui, celui d'un combattant de Novorussie devant les caméras russes : "Nous avons gagné de nouvelles terres avec notre sang, nous ne reviendrons pas en arrière, que tout le monde le sache bien".

Au moment où c'est la débandade la plus complète du côté de la junte de Kiev (qui elle, est jugée comme honorable et interlocuteur fiable, un véritable ami de notre si chère démocratie, c'est dire là aussi désormais le niveau de reconnaissance qu'il faut avoir pour siéger à leurs côtés internationalement, faites un putsch contre "l'ennemi international n°1" et vous serez adulés par les régimes occidentaux), au moment où des milliers d'hommes ukrainiens cherchent par tous les moyens à fuir le pays pour ne pas être mobilisés dans cette boucherie, au moment où les femmes manifestent partout à l'ouest du pays pour faire obstacles à cette mobilisation, ces mères, ces épouses ne veulent pas , n'acceptent pas que des frères, des cousins s'entre tuent pour satisfaire aux plans funestes de pays étrangers, ces pays qui manipulent deux groupes pour pouvoir affaiblir directement leur adversaire russe, un peu comme lorsqu'ils envoient leurs drones ou leurs mercenaires se faire tuer (aucun cas leurs GI, ce qui provoquerait une onde de choc défavorable au gouvernement Obama), on préfère envoyer comme le Canada des armes de destruction massive et augmenter ainsi les massacres de civils. Au moment donc où c'est le commencement de la fin pour les nostalgiques de l'époque Bandera, le couple franco allemand tente une dernière opération de sauvetage de ce régime qui part à la dérive et dont les jours sont comptés, ultime démonstration de complicité et d'adhésion de nos sociétés inféodées à ce qu'il y a de plus nauséeux. 
Deux stratégies s'affrontent au coeur même du pouvoir russe aujourd'hui face à cette situation qui vise, pour l'Europe, à sauver la face : la première fidèle à la ligne dictée par le Kremlin vise toujours la négociation diplomatique pour pouvoir ensuite régler calmement, à l'écart des émotions, les comptes de tout ce gâchis (on l'espère) et puis l'autre clan, plus guerrier qui juge qu'il faut profiter de l'occasion pour que Kiev abdique purement et simplement face à la victoire militaire patente de la Novorussie. Moscou craint que cette option ne soit néfaste sur une longue échéance pour ses propres intérêts économiques, l'occident une nouvelle fois vaincu ne pourrait oublier un tel camouflet, d'autant qu'ils ont tendance à s'accumuler ces derniers temps (Ossétie du Sud, Abkhazie, Soutien à l'Iran et à la Syrie). Voilà pourquoi on s'achemine malgré les évidences à un négociation en vue de sceller un accord de Paix durable prémuni par une zone tampon surveillée par des troupes de casques bleus de diverses nationalités dont russe bien évidemment. Espérons que la vigilance sera de mise afin d'éviter que ce régime, qui aura semé le trouble et la désolation, ne passe aux travers des filets et qu'il soit jugé pour tous les actes de barbarie et de génocide dont il s'est distingué.
André CHANCLU

samedi 7 février 2015

Un marché de dupes ?

A l'issue de la rencontre tripartite qui s'est déroulée hier à Moscou entre Merkel, Hollande et Vladimir Poutine, rencontre qui nous laisse un goût amer et nous pousse à être extrêmement prudents quant à son analyse, un premier constat saute aux yeux, on omet de signaler que dans les forces en présence il y a surtout les deux Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk, ces deux oblasts qui ont enregistré sans arrêt depuis le début du conflit des victoires retentissantes sur... les forces de Kiev, les deux représentants de ces Républiques Populaires brillent par leur absence à la table des pré négociations, le couple franco allemand a rencontré la veille le dirigeant ukrainien, mais personne n'évoque la position de la Novorossiya. Voilà un fait inquiétant, on peut légitimement penser que Vladimir Poutine pourra être un avocat de talent en l'espèce, mais pourquoi a-t-il accepter un tel mépris envers les forces victorieuses novorusses ? Habituellement c'est le vainqueur qui dicte sa loi et non le contraire, dans cette dramatique affaire on continue de marcher sur la tête, d'abord tous ces massacres perpétrés sur des civils (plus de 6000 aujourd'hui) balayés dédaigneusement d'un revers de main par l'ensemble des acteurs occidentaux, puis ce déferlement d'armes interdites livrées par les puissances occidentales au mépris de toutes les lois sur la guerre, enfin l'hypocrisie de cette Amérique qui continue imperturbablement de tirer les ficelles (puisqu'encore avant-hier Mac Cain évoquait la livraison d'armes sophistiquées à l'armée de Poroshenko), on vient nous dire que des Forces d'inter position pourraient ainsi servir de tampons entre les forces en présence, cette solution n'en est pas une. Elle servira simplement à Kiev de gagner un temps précieux au moment où l'armée ukrainienne n'a plus le moral et au moment où les desertions se multiplient partout dans le territoire, ce temps sera mis à profit pour que l'armée ukrainienne à genoux puisse se remettre sur pied et dès que la force sera revenue, ces gens sans foi ni loi attaqueront de nouveau les civils pro russes de Novorossiya, comme Saakashvili l'avait fait en Ossétie du Sud, à l'époque souvenez-vous les "casques bleus" russes avaient été pris pour cible par l'armée géorgienne appuyée par les nombreux conseillers militaires de l'OTAN. Les Forces Armées de Novorossiya doivent continuer leur progession jusqu'à l'obtention d'une reddition totale de Kiev, sans cela, tout ceci n'aura été qu'un marché de dupes dont le peuple de Novorossiya sera le dindon de la farce.

mardi 20 janvier 2015

Communiqué du Ministère russe des Affaires étrangères concernant le règlement de la crise ukrainienne

18-01-2015

La Russie met tout en œuvre pour que les accords de Minsk, qui doivent permettre le règlement de la crise en Ukraine, soient appliqués. Ce processus est central dans nos contacts avec les autorités ukrainiennes, les dirigeants des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk et les représentants des pays étrangers impliqués, notamment au "format Normandie".Des représentants des républiques de Donetsk et de Lougansk se sont rendus à Minsk pour participer à la nouvelle réunion du Groupe de contact, qui devait se tenir le 16 janvier dernier pour convenir de mesures concrètes pour avancer dans la mise en œuvre des accords de Minsk. Cependant, les représentants des autorités ukrainiennes n'ont pas fait le déplacement et la réunion ne s'est pas tenue. Néanmoins, nous faisons tout notre possible pour que le Groupe de contact se réunisse en début de semaine prochaine. Nous appelons ses participants et ceux qui ont de l'influence sur la situation à tout faire pour empêcher une nouvelle annulation.

Nous sommes profondément préoccupés de voir que, à l'encontre des accords de Minsk, la partie ukrainienne continue d'accroître sa présence militaire dans le Sud-Est du pays. En témoigne notamment la militarisation renforcée, les annonces de "nouvelles vagues" de mobilisation, les appels de Kiev à "prendre une revanche" sur la situation "au sol", qui s'est établie à la veille de la signature des accords de Minsk en septembre 2014.

L'aéroport de Donetsk, en conformité avec les accords de Minsk, doit être remis au contrôle des insurgés. Cette question est restée longtemps sans solution à cause de litiges autour de certaines autres zones de la ligne de contact, et pendant ce temps les militaires ukrainiens ont continué leurs bombardements depuis les bâtiments de l'aéroport de Donetsk et d'autres communes, faisant des victimes civiles dont des femmes et des enfants, et détruisant des écoles, des immeubles résidentiels et d'autres sites d'infrastructure civile. Pour empêcher ces actes criminels, les forces de la république de Donetsk ont pris le contrôle de l'aéroport. Cependant, sans se soucier des victimes civiles, les forces ukrainiennes ont lancé une véritable opération militaire pour tenter de reprendre ce site stratégique afin de poursuivre les bombardements des quartiers résidentiels de Donetsk.

Le 15 janvier, le Président russe Vladimir Poutine a envoyé au Président ukrainien Piotr Porochenko une lettre dans laquelle il rappelle la nécessité, pour les deux parties en conflit, de respecter rigoureusement le cessez-le-feu et l'accord sur le retrait de l'artillerie lourde de la ligne de contact. En dépit des litiges autour de l'une de ces zones, la partie russe a prôné le début immédiat du retrait des armements lourds de la ligne de contact, en accord avec son passage à l'endroit revendiqué par la partie ukrainienne. La Russie sera prête à user de son influence sur les insurgés pour les persuader d'accepter cette version dans un esprit de bonne volonté pour éviter de nouvelles victimes civiles. Dans le cadre du Centre russo-ukrainien conjoint pour le contrôle et la coordination, des propositions concrètes ont été transmises à la partie ukrainienne avec un planning horaire pour le retrait des armements lourds. Aucune suite n'a encore été donnée à la lettre de Vladimir Poutine, alors que les forces ukrainiennes ont rejeté les propositions faites et ont repris les bombardements de Donetsk, qui sont une menace directe pour les civils et les observateurs de la Mission de l'OSCE.

Nous sommes également indignés par les tentatives de Kiev et de ses patrons américains de rejeter la responsabilité de la tragédie de Volnovakha sur les insurgés, sans attendre une enquête et un procès. Cependant, la conclusion de la Mission de l'OSCE du 17 janvier dernier dément ces affirmations infondées. Nous exigeons une enquête urgente et impartiale sur cette tragédie avec la participation de tous les acteurs impliqués.

Il est évidement qu'en profitant de la récente trêve pour regrouper ses troupes, Kiev cherche à provoquer une nouvelle escalade du conflit pour le "régler" par la force.

De telles tentatives sont couplées à des provocations flagrantes (à l'instar de la situation autour du Boeing malaisien et de l'attaque du bus de passagers près de Volnovakha), qui ont généralement lieu à la veille de rendez-vous de l'UE et d'autres rencontres d’États occidentaux où l'on évoque la situation en Ukraine. La dernière offensive du "parti de la guerre" était clairement liée à la réunion du Conseil de l'UE pour les affaires étrangères du 19 janvier.

Les actions subversives de ce genre ne peuvent qu'aggraver la crise profonde que traverse l’État ukrainien.

Il faut revenir sans plus attendre au travail concret dans le cadre du Groupe de contact pour faire appliquer intégralement les accords de Minsk. La suspension totale des activités militaires et le rétablissement du cessez-le-feu doivent devenir la première des priorités. La Mission de l'OSCE en Ukraine est appelée à y jouer un rôle particulier.

Nous appelons instamment tous les membres de la communauté internationale à exiger des autorités ukrainiennes qu'elles abandonnent la logique de confrontation, renoncent inconditionnellement à la répression du Sud-Est de l'Ukraine par la force, remplissent enfin leurs engagements pour entamer une véritable réforme constitutionnelle avec une participation équitable de toutes les régions du pays.

Le 18 janvier 2015