lundi 4 mai 2015

Commémoration du massacre d’ODESSA

Discours d'André CHANCLU
Président du Collectif France Russie
Secrétaire Général de NOVOPOLE




Avec notre nouvelle amie, la pianiste Valentina Lisitsa

Chers Amis, nous vivons des moments difficiles où la provocation subie est désormais une sorte d’habitude pour tous ceux qui, avec nous, se sont engagés pour défendre ici les forces vives de NOVORUSSIE.
La semaine dernière, Poroshenko est venu parader à l’Elysée, il venait sans doute quémander un peu d’argent, la France en a en trop en ce moment !
Pendant ce temps, je n’ai entendu aucun cri dans nos rues, aucune manifestation réclamant le départ de cet assassin, à part peut-être oui, un de nos jeunes militants, Bruno qui est venu devant l’Ambassade d’Ukraine pour manifester sa colère face à tant de mensonges et de haine.
Ceux qui ont visionné l’arrestation de Bruno ont pu comparer les méthodes employées par les forces de cette Police républicaine par rapport à l’extrême douceur constatée lorsque ce sont les Femens qui, elles troublent régulièrement l’ordre public et multiplient les atteintes à la pudeur sans aucune conséquence.
Je me pose toujours des questions à ce sujet, pourquoi un militant qui dénonce un massacre génocidaire a-t-il le droit à un régime menotté violent alors que les autres, les seins nus se pavanent, libres, le poing levé, revendiquant toujours ces mêmes idées en phase totale avec notre pouvoir socialiste, celles-ci ne supportent aucune conséquence judiciaire de leurs actes délictueux, il est vrai que ces demies mondaines ont des amis dans les sphères du pouvoir, elles ont des protecteurs, c’est bien comme ça qu’on dit dans le « Milieu » ?
Ces harpies sont l’exact porte-voix des gens qui nous dirigent, sachez le. Elles ont encore de beaux jours devant elles, au moins jusqu’à 2017.
Notre pays sombre peu à peu dans la torpeur, car ce massacre d’Odessa n’a laissé aucune trace dans la mémoire collective du peuple de France, les médias s’en sont chargés.
Nos concitoyens préfèrent nettement mieux se préoccuper des dernières nouvelles de la Royale Family ou bien des dernières frasques de Nabilla, sans doute ?



L’Union Européenne c’est un fait établi, est moribonde, elle surnage dans une crise économique systémique et, malgré cela, elle se paye un dernier luxe, un peu comme ces vieux séducteurs sans argent qui se mettent à entretenir, tant bien que mal, une danseuse pour se donner l’illusion qu’ils existent encore.
L’Ukraine est notre danseuse, ce pays démantelé par les forces occidentales a un besoin permanent de subsides pour survivre, la guerre lui coûte des sommes colossales, les hommes ukrainiens ne sont plus au travail, un gros pourcentage d’entre eux est mort au combat contre leurs cousins et frères de l’est, mais le marchand de chocolat est têtu, il ne veut pas abdiquer, alors, l’Union Européenne est là pour casquer, avec nos impôts, c’est tellement plus simple ainsi, au moment où on fait la fine bouche lorsque le régime grec de Tsipras vient nous demander des reports légitimes de créances.
Le côté paradoxal de toute cette affaire n’a pas effleuré les méninges de nos dirigeants, trop occupés à faire bonne figure face au maître yankee, il faut que le maître soit satisfait et rassuré à propos de notre allégeance totale et permanente.
Je crois que sa satisfaction doit être bien au-delà de ses espérances les plus folles, que pouvons-nous faire de mieux ?
L’Oncle Sam Obama nous demande de faire croire à la mise en place d’un gigantesque plan de la lutte contre l’islamisme radical devant les caméras de nos médias aux ordres chez nous tout en entretenant chez les autres les foyers de combat de Daesh et notamment en ne bombardant pas leurs sources de profit, c’est chose faite.


L’Oncle Sam Obama nous demande de commémorer la fin de la Seconde Guerre Mondiale et son cortège d’horreurs en dénonçant avec force le racisme et l’antisémitisme chez nous tout en entretenant les pires des crapules bandéristes en Ukraine, chose faite également.
Toujours avec le même aplomb, ils nous font avaler des couleuvres, ils nous font gober tout et son contraire de manière permanente, la majorité de nos concitoyens continue d’ouvrir la bouche en fermant les yeux.
Ce spectacle affligeant, nous en sommes les spectateurs et les victimes, chaque jour.
Qui arrêtera cette course folle vers les abîmes ?
Nos espoirs se sont fondés depuis le début sur la sagesse de Vladimir Poutine, lui seul peut apporter une réponse ferme et adaptée à ce gigantesque chaos en préparation.
Aujourd’hui nous sommes là pour que nos pensées et nos prières aillent à ce valeureux peuple qui se bat et qui gagne face à cette hydre immonde
Les suppliciés d’Odessa seront toujours dans nos cœurs et nos mémoires.
Je terminerai, une fois n’est pas coutume, en citant le texte d’un journaliste français de l’hebdomadaire Mariane, il s’agit de Jack Dion, voilà ce qu’il écrivait le 6 Mai 2014, quatre jours seulement après le massacre :
« Imaginons que ce qui s’est passé à Odessa le 2 Mai, ait eu lieu à Maïdan, à Kiev. Imaginons que des révoltés ukrainiens cernés par les partisans de l’ancien régime se soient réfugiés dans la maison de syndicats et que cette dernière ait été incendiée par des forces hostiles, sous les yeux d’une police impassible. Imaginons que l’on y ait retrouvé une quarantaine de cadavres calcinés.
Que ce serait-il passé ? L’émotion aurait été à son comble dans les capitales occidentales. Les gouvernements auraient crié au meurtre de masse commis par des sbires de Ianoukovitch. Ils y auraient vu la preuve manifeste de mœurs barbares dans une ville si près de l’Union Européenne, à quelques heures de vols de Paris. Des intellectuels de renom auraient aussitôt pris l’avion pour Kiev afin de crier leur solidarité, BHL aurait déjà choisi sa chemise blanche spécial média. Des pétitions circuleraient. L’Europe condamnerait. Laurent Fabius invoquerait les valeurs universelles bafouées.
Et là ? Rien, ou presque. Pas de protestations, pas de dénonciations, pas d’admonestations, si ce n’est à l’égard de ….. Moscou – à croire que ce sont des espions russes déguisés en ukrainiens pro-occidentaux qui ont fait brûler ceux qui ne jurent que par la Russie éternelle.
Certains, qui ne reculent devant rien, ne sont pas loin de le suggérer.
Au nom de l’UE, Catherine Ashton a juste demandé une commission d’enquête pour savoir ce qui s’est passé ce jour maudit, comme si chacun l’ignorait. On connaît l’engrenage qui a conduit au face à face entre les séparatistes et les manifestants pro Kiev. On sait que parmi ces derniers il y avait des activistes d’extrême droite de parti Praviy Sektor. Ce sont eux qui ont incendié la maison des syndicats avant de regarder griller ceux qui y étaient pris au piège.
Des témoignages en font foi, des photos circulent, aucun doute n’est possible. Mais la presse met l’éteignoir, à l’instar du « Monde », journal pour lequel quoi qu’il se passe, la conclusion est toujours la même : « la responsabilité russe est écrasante ».
Pourquoi la télévision française n’a-t-elle pas mené le travail d’investigation de la chaîne de télévision allemande ARD, selon laquelle le nombre de morts de Maïdan avaient été abattus par des balles en provenance de leur propre camp ?
……………………..
En France, les méfias présentent cette situation d’une manière aussi caricaturale que pendant l’éclatement de l’ex Yougoslavie. De même qu’à l’époque, il y avait les bons bosniaques et les méchants serbes, cette fois, il y a les bons ukrainiens (pro-européens même quand ils sont ultra nationalistes) et les méchants ukrainiens (pro-russes aussi détestables que le furent les soviétiques).
C’est le grand retour du manichéisme et du raisonnement binaire. La réalité n’est jamais analysée dans ses contradictions.
A la radio comme à la télévision, l’histoire se résume à un raisonnement simple : l’ennemi public n°1, c’est Poutine.
Moralité : Ceux qui se moquent de l’embrigadement médiatique de Moscou feraient mieux de balayer devant leur porte. »

Voilà, mis à part quelques détails que nous avons appris depuis tout est dit.

En conclusion, je pense à cette ville d’Odessa dont les liens avec notre pays sont extrêmement puissants, puisqu’un des fondateurs de la ville fut un français de renom – Armand du Plessis, c’est Pouchkine qui écrivait que lorsqu’on était à Odessa on se sentait en Europe.

Cette ville a connu un des pires drames de notre siècle, les meurtriers et les commanditaires de ce meurtre de masse devront payer, ils ne connaîtront ni le pardon, ni la paix, unissons-nous à tous ceux qui ont ce but afin que justice soit faite.